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Dana Ciocarlie
PIANO
Formée aux sources de l’école roumaine de piano comme Dinu Lipatti, Clara Haskil et Radu Lupu, Dana Ciocarlie a également étudié à Paris auprès de Victoria Melki à l’Ecole Normale de Musique et a suivi le cycle de perfectionnement du Conservatoire National Supérieur de Musique dans les classes de Dominique Merlet et Georges Pludermacher. Sa rencontre avec le pianiste allemand Christian Zacharias sera déterminante en particulier pour approfondir l’œuvre pour piano de Franz Schubert, auquel elle a consacré un cycle de neuf concerts au Théâtre Molière-Maison de la Poésie à Paris en 1997.
Douée d’un tempérament vif-argent où la générosité le dispute à l’engagement, Dana Ciocarlie possède un vaste répertoire, s’étendant de Jean-Sébastien Bach aux compositeurs d’aujourd’hui. Certains d’entre eux lui ont dédié des œuvres tels Karol Beffa, Frédéric Verrières, Nicolas Bacri, Stéphane Delplace, et elle est reconnue comme l’une des interprètes majeures de Horatiu Radulescu. (...)
Marina Chiche
En 2004 et 2005, Marina Chiche est sélectionnée aux Victoires de la Musique classique dans la catégorie « Révélation instrumentale française », nominations qui la font connaître au grand public. Ses nombreuses prestations lors d’émissions de radio et de télévision contribuent à accroître sa notoriété.
Mais dès 2003, sa carrière connaît un élan décisif : Marina Chiche, alors âgée de vingt et un ans, est nommée Révélation classique de l’Adami ; depuis cette date, elle est soutenue par le programme Déclic-Culturesfrance. Par ailleurs, elle grave les Sonates pour violon et piano de Johannes Brahms aux côtés de Vahan Mardirossian pour le label Intrada. Ce premier enregistrement, paru en 2003, est chaleureusement salué par la critique (« Recommandé » par Répertoire-Classica, « Coup de cœur » de Piano Magazine et « Coup de cœur » RTL). Elle participe de plus à l’enregistrement de la musique de chambre d’Éric Tanguy pour le label Transart Live. Son dernier enregistrement intitulé « Après une lecture de Bach » est l’occasion pour elle de présenter une nouvelle facette. Elle y propose un programme original en violon seul autour de Bach.
Marina Chiche se produit régulièrement en soliste avec des orchestres tels que l’Ensemble Orchestral de Paris, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre National de Lorraine, l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy, l’Orchestre Philharmonique de Marseille et l’Orchestre de Cannes-Provence-Côte d’Azur. Elle joue entre autres sous la direction de John Nelson, Jacques Mercier, Frédéric Lodéon, Yuri Bashmet et Arie van Beek. Passionnée de musique de chambre, elle connaît le privilège de collaborer avec plusieurs générations d’interprètes : Joseph Silverstein, Augustin Dumay, Renaud Capuçon, Pierre-Laurent Aimard, Vladimir Mendelssohn, Jonathan Gilad, Jérôme Ducros, ou encore Dana Ciocarlie.
Elle se produit dans des salles prestigieuses, comme le Théâtre des Champs-Élysées, le Théâtre du Châtelet, le Gasteig de Munich, le Théâtre de l’Athénée de Bucarest et la Radio de Budapest. Invitée de nombreux festivals en France et à l’étranger (Printemps des arts à Monaco, Midem de Cannes, Flâneries de Reims, Menton, Prussia Cove en Angleterre, Allemagne, Japon etc.), elle effectue de nombreux voyages qui comblent sa soif de rencontres et de découvertes.
Cette carrière s’enracine dans un apprentissage précoce. Née à Marseille en 1981, Marina Chiche commence l’étude du violon à l’âge de trois ans. Elle entre au Conservatoire National de Région de Marseille, où elle étudie auprès de Jean Ter Merguerian, lequel influence profondément son imaginaire violonistique. À seize ans, elle est admise première nommée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Elle y obtient quatre premiers prix : violon, musique de chambre, analyse et esthétique.
Elle se perfectionne notamment auprès de Joseph Silverstein, Ida Haendel, Boris Belkin et György Kurtág, dans le cadre d’académies réputées telles que Verbier ou Sienne. Après un séjour à Vienne dans la classe de Boris Kushnir et tandis qu’elle entame une carrière de soliste, sa rencontre avec Ana Chumachenco s’avère décisive. Elle suit alors son enseignement à la Hochschule de Munich, où elle obtient un Meisterklassediplom.
Toujours avide d’expériences et de projets diversifiés, Marina Chiche cultive un éclectisme qui l’amène à conjuguer son engagement d’interprète avec l’enseignement du violon et ses recherches en esthétique.
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